Comment ne plus avoir peur de la peur : nos 3 conseils

Comment ne plus avoir peur de la peur : nos 3 conseils

Il n’y a pas de doute : l’anxiété et les crises de panique sont des expériences extrêmement désagréables. C’est précisément la raison pour laquelle la peur de la peur, appelée anxiété anticipatoire, est souvent présente. Elle tourmente les personnes concernées, même si elles ne ressentent pas de panique aiguë. Nous vous proposons trois conseils pour lutter contre la peur de l’anxiété et briser le cercle vicieux de la tension permanente.

Qu’est-ce que la peur de l’anxiété ?

Pendant une crise de panique, vous ressentez une peur mortelle sans être réellement menacé. Transpiration, vertiges, tremblements, accélération du rythme cardiaque, essoufflement – ces symptômes sont des signaux d’alarme physiques clairs. Elles s’accompagnent de sentiments intenses de peur, de panique et de désespoir. Souvent, des pensées de perdre finalement le contrôle, de mourir ou de devenir fou surgissent. Comme ces états sont extrêmement désagréables et qu’ils attaquent souvent les malades de manière soudaine, ils les craignent à l’avance. Cette peur est appelée peur de l’anxiété ou anxiété anticipatoire.

Comment reconnaître cette anxiété anticipée ?

L’anxiété d’attente est une incertitude et une anxiété constantes. Il s’agit, d’une part, de la sensation lancinante de panique que l’on craint en permanence et, d’autre part, des pensées concernant certaines situations. Par exemple, si l’on a subi une crise de panique au bureau, on ressent déjà la veille au soir l’anxiété d’aller travailler le lendemain matin. Si l’on est effectivement guidé par cette forme de peur, on observe un comportement dit d’évitement. Les personnes touchées évitent alors les situations et les activités qu’elles associent à la peur. Dans cet exemple, on se fait porter pâle pour l’instant. Les gens évitent aussi souvent les transports en commun, la conduite de leur propre voiture, les lieux et événements publics, ou encore de dormir seuls.

Anxiété, troubles paniques et phobies

L’anxiété agonisante se développe souvent lorsque des attaques de panique surviennent comme à l’improviste. Lorsque ces attaques de panique se produisent plusieurs fois dans différentes situations au cours d’un mois et que l’anxiété d’anticipation est également présente, on parle de trouble panique.

Toutefois, cette peur peut également être associée à ce que l’on appelle des phobies, c’est-à-dire la peur de certaines situations ou de certains objets. L’une des phobies les plus courantes est la claustrophobie, la peur des espaces confinés et fermés. Tout aussi répandue est l’agoraphobie, souvent appelée claustrophobie, c’est-à-dire la peur des foules de personnes ou des grands espaces.

Mais qu’ils soient associés à des situations spécifiques ou non : L’anxiété est extrêmement inconfortable et est souvent la raison pour laquelle la qualité de vie est fortement limitée. Alors, que peut-on faire ?

Soyez conscient de la peur de l’attente

Cela semble quelque peu banal, voire superflu : Bien sûr, les personnes qui en souffrent perçoivent cette forme d’anxiété – même à un degré extrême. C’est soi-disant le problème. Toutefois, ce premier conseil ne consiste pas à être la proie de votre anxiété d’anticipation comme d’habitude, mais à l’observer et à y réfléchir de la manière la plus neutre possible. Comme un scientifique sur la piste d’un phénomène intéressant ou un enfant qui regarde un objet pour la première fois de sa vie.

Ainsi, lorsque vous remarquez que cette peur est imminente ou même déjà présente, vous pouvez commencer par la remarquer : Il y a la peur de la peur. Ensuite, remarquez comment vous vous sentez, quelles sont les pensées qui y sont associées et comment votre corps y réagit. Au lieu de tomber dans le panneau, vous l’observez. C’est un peu comme regarder un film, mais sans y être soi-même.

Soyez conscient des limites et des valeurs

Le comportement d’évitement – nous l’avons déjà évoqué – est un phénomène qui peut affecter considérablement la qualité de votre vie. Par exemple, vous devez constamment vous assurer que vous n’êtes pas seul à la maison, vous ne pouvez plus aller à des concerts, vous n’osez pas voyager ou passer des appels téléphoniques importants. Il est important que vous soyez clair sur ce qui est important pour vous dans la vie et sur les choses que vous ne faites plus à cause de la peur de l’anxiété. Pensez non seulement à ce que vous avez réduit dans le passé, mais aussi à ce que vous souhaitez pour votre vie future : Quelles activités feriez-vous si cette anxiété anticipatoire ne contrôlait plus votre comportement ? Quelles personnes verriez-vous, quels endroits iriez-vous et quels objectifs poursuivriez-vous si vous étiez libéré de la peur de la peur ? Il est préférable de noter ces réponses par écrit.

Le courage au lieu de la peur

Le remède le plus efficace contre la peur est et reste le courage. En psychothérapie, on parle d' »exposition » lorsqu’il s’agit d’affronter ses peurs. L’essentiel est de faire exactement ce qui figure sur la liste que vous avez établie au point 2. Que vous ressentiez de l’anxiété ou non au cours du processus. Bien sûr, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Il est préférable de procéder par petites étapes. Au lieu de planifier votre prochain voyage, vous pourriez commencer par prendre les transports en commun pour vous rendre dans un parc situé dans un autre quartier de la ville, ou vous pourriez commencer par rester seul chez vous pendant une heure au lieu de sortir toute la nuit.

Si vous ressentez une anxiété anticipée, vous pouvez appliquer le conseil 1 et l’observer de la manière la plus neutre possible. Rappelez-vous : c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Même si cela ne fonctionne pas tout de suite pour vaincre complètement la peur de l’anxiété, vous remarquerez un changement avec le temps et malgré d’éventuels revers.

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